La face cachée, d’Yves Saint Laurent

En 1995, la styliste Anyes Galicy n'est pas parvenu à prouver que le créateur de mode Yves Saint Laurent avait copié ses créations parce qu'elle n'avait pas procédé au renouvellement de ses dépôts auprès de l'Institut National de la Propriété Intellectuelle.

Anyes Galicy, styliste de 20 ans et lauréate du concours « Coups de talent dans l'Hexagone », présente en 1985 lors d’un défilé privé une centaine de ses créations. Mais trois ans plus tard, elle les retrouve sous la griffe d'Yves Saint Laurent avec sa collection 1988-89. Elle avait déposé à l’INPI quatre modèles en 1985, et dix autres dès 1987. En 1995, forte de ses dépôts à l’INPI, elle se décide à attaquer le célèbre créateur, lui réclamant une indemnité de 8 000 000 francs (1 220 000 €)

Néanmoins, la cour d’appel de Paris a rejeté sa demande au motif que les enveloppes scellées lui ont été retournées par l’INPI en 1993, pour « non-paiement des redevances ». En effet, à l’INPI, contrairement à IPO©AMP, il faut renouveler son dépôt (et les redevances qui vont avec) tous les 5 ans.

Dommage qu’un dépôt IPO©AMP, illimité et sans redevances, n’ait pas protégé Anyes Galicy !